Thirrin, Princesse des Glaces de Stuart Hill

personne en manteau tricoté multicolore lisant Thirrin, Princesse des glaces de Stuart Hill devant un feu de cheminée

Pendant les fêtes de fin d’années, je cherchais un roman de guerre pour le challenge Winter is Reading. On m’avait conseillé Le Réseau Corneille de Ken Follett, mais en voyant qu’il faisait 600 pages, je me suis dégonflée et tournée vers un roman que j’avais adoré, plus jeune, et que j’ai acheté récemment : Thirrin, Princesse des Glaces de Stuart Hill – qui fait 550 pages…

C’est un roman que j’avais lu en cinquième, alors que je n’aimais pas du tout les batailles, durant lesquelles je m’ennuyais. Il y en a beaucoup dans cette histoire, et je les ai adorées. Elles ne se ressemblent pas, la stratégie et la diplomatie jouent un rôle important, et Thirrin est un personnage enflammé. C’était épique et intelligent, je l’avais relu trois fois.

Mon appréciation pour la guerre dans la fiction n’a pas évolué : je suis toujours assez dubitative, surtout quand la violence est glorifiée, mais j’adore les stratégies militaires. J’éprouvais donc un peu d’appréhension à l’idée de relire ce roman : est-ce que je l’apprécierais autant ?

couverture Thirrin, Princesse des glaces de Stuart Hill

En reprenant Thirrin, Princesse des Glaces, j’ai de nouveau accroché à l’histoire. Dès le premier chapitre, Thirrin est attaquée par un loup-garou, et ses préjugés sur leur monstruosité est remise en question. Son père, le roi de Haute-Froidurie, les a combattus, elle décide de s’allier à eux. Et elle fait bien ! Scipio Bellorum, général de l’empire du Polypont, lance l’invasion de la Haute-Froidurie. Le roi se précipite pour défendre ses terres, laissant le royaume entre les mains de Thirrin, et la première bataille du roman commence. Pleine d’émotion, car on sait que c’est perdu d’avance, irréaliste et épique, le roi étant le dernier à mourir. J’en avais des frissons ! Et je me suis rappelée que la duchesse Theowin, qui combat aux côtés du roi, m’avait marquée, puisque j’ai repris certaines de ses caractéristiques dans un roman que j’ai écrit quatre ans plus tard.

L’hiver arrive et la neige bloque les armées polypontaines – j’ai failli dire romaines, l’empire du Polypont étant très inspiré de l’empire romain – laissant à Thirrin le temps de se préparer en vue de l’invasion. Elle organise l’évacuation, aidée par un jeune sorcier qu’elle vient de rencontrer et qu’elle a nommé son conseiller – un peu précipité, mais bon – et affronte quelques troupes qui sont passées malgré la neige. Tout est là pour qu’on soit à fond dans les batailles : rapport de force déséquilibré, glorification de l’honneur – Thirrin se bat avec ses soldat·es alors que les généraux adverses se contentent de regarder le combat – stratégies inventives pour renverser la situation. Souvent, j’ai l’impression que les romans jeunesse préfèrent ellipser l’aspect horrible de la guerre pour ne pas choquer les enfants. Ici cependant, Thirrin souligne à quel point elle est choquée de devoir tuer d’autres personnes, même si c’est pour se défendre.

Malgré les nombreux combats, le roman garde un côté merveilleux : Thirrin part en voyage dans le nord chercher des allié·es, et c’est une partie assez féérique du roman, où elle rencontre des créatures magiques qui font rêver – et d’autres un peu moins.

Je regrette que la cruauté de Bellorum soit présentée comme un résultat de sa « folie », mais à part ça, le personnage est très réussi, on le redoute et il donne de la tension à l’histoire. De façon assez surprenante, les personnages principaux remportent beaucoup de victoires sans que ça enlève de la tension à l’histoire, au contraire. C’est très satisfaisant.

Une lecture épique et enthousiasmante, une héroïne attachante, avec ses qualités et ses défauts, des batailles avec de bonnes stratégies, un monde hivernal peuplé de créatures magiques… de bons ingrédients pour un roman que j’ai dévoré !

Avertissements : psychophobie

 

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