Les Sœurs Hiver de Jolan C. Bertrand

personne en manteau arc-en-ciel lisant Les Sœurs Hiver de Jolan C. Bertrand devant une colline herbeuse

J’ai entendu parler de ce roman à l’occasion du premier festival littéraire auquel je suis allée – Ouest Hurlant – car l’auteur y participait. Les Sœurs Hiver de Jolan C. Bertrand avait l’air d’être une aventure de fantasy jeunesse fort sympathique, je me suis donc lancée lorsque j’ai voulu une lecture facile et tranquille.

J’ai bien choisi : Les Sœurs Hiver se dévore, et je l’ai fini moins d’une heure plus tard. Ça m’aurait peut-être pris un peu plus de temps si j’avais lu la version papier : il y a des illustrations que j’aurais alors pu admirer, alors que sur liseuse, c’était tout petit, et je pouvais juste identifier que c’était joli. J’ai acheté l’édition imprimée par la suite : les dessins sont vraiment, vraiment beaux !

illustration de Les Sœurs Hiver de Jolan C. Bertrand, montrant un renard attaquant la lune, au-dessus d'une forêt
Crédit photo : Bazar du Renard

On suit l’histoire d’Alfred, un viking de onze ans qui aime faire des farces aux autres habitants de son village. Mais depuis que la Petite Sœur Hiver a disparu quinze ans auparavant, la Grande Sœur désespère et tempête : les hivers se dégradent. En plus, les trolls s’en prennent au village et volent leurs possessions les plus précieuses ! Ragnard, l’oncle d’Alfred, décide de suivre les trolls pour récupérer les objets, et la voyante du village prévient Alfred : s’il part seul, il ne reviendra jamais.

Alfred suit discrètement son oncle, mais n’arrive pas à empêcher la Grande de l’enlever. Il part alors en quête pour retrouver la Petite et comprendre ce qui se passe avec les sœurs, les trolls, son oncle, et la divinité Loki…

couverture de Les Sœurs Hiver de Jolan C. Bertrand

L’aventure est prenante et se lit bien, et il y a un très bon fond émotionnel. La relation entre Ragnard et Alfred est touchante, tout comme celle entre les Sœurs Hiver. J’ai bien aimé l’ambiguïté de ces êtres divins, qui ne se préoccupent au fond pas tant des humain·es.

Au début, la santé mentale d’Alfred semble, au même titre que la transidentité de son oncle, être part de son personnage sans être cruciale pour l’intrigue. La suite développe cependant un peu le fait de se « sentir triste sans raison » et la manière d’accompagner les personnes concernées. Ou, au contraire, ce qu’il ne faut pas faire !

C’est assez agréable de me rendre compte que je n’ai pas grand-chose à dire de Les Sœurs Hiver. J’ai été entrainée dans l’histoire, dans cet univers rempli de queerness – et qui n’est pas un sujet – sans en être sortie par des remarques blessantes ou oppressives. J’ai passé un excellent moment et je relirai ce livre avec plaisir !

Radar à diversité : pp neuroA/en dépression, psi neuroA, psi homme trans, peuples non-binaires, divinité non-binaire, auteur trans

 

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