Non, c’est Non d’Irene Zeilinger

Petit guide d’autodéfense à l’usage de toutes les femmes qui en ont marre de se faire emmerder sans rien dire

femme en chemisier bordeaux aux épaules découvertes lisant Non c'est Non d'Irene Zeilinger dans sa cuisine

Hier, j’ai publié un article à l’occasion de la journée contre les violences faites aux femmes. Les romans que j’y chronique dénoncent la culture du viol et proposent des solutions collectives, militantes, mais je voudrais aussi proposer un ouvrage donnant des solutions individuelles : Non, c’est Non d’Irene Zeilinger.

Alors que j’étais en Allemagne, on m’avait envoyé le site où cet ouvrage est disponible en ligne et j’avais lu le début. Mais dans l’impossibilité de mettre un marque-page, j’ai abandonné très vite…

Neuf mois plus tard, j’étais en France, alors la même personne a pu me prêter la version papier. J’ai commencé à lire alors que j’allais à un repas entre ami·es, dans le RER C. Qui, comme tous les vendredis soirs où je le prends, a eu des problèmes de circulation : j’ai donc eu le temps de bien avancer.

J’avais peur que cette lecture soit morne ou sèche. C’était mon préjugé sur le militantisme : c’est sérieux, alors on n’a pas droit à l’humour et la fantaisie. Quand on combine ça à un ouvrage non-fictif sur l’autodéfense féminine, on peut s’attendre à une lecture difficile, certes intéressante, mais passionnante ? Pas vraiment.

Sauf que c’était passionnant. Le style est facile à lire, je me reconnaissais dans les descriptions des « femmes » en générales, de l’éducation qu’ont reçue les assignées femme… d’ailleurs, c’est un de mes seuls regrets par rapport à cet ouvrage : je pense qu’il pourrait aussi beaucoup aider les mecs trans et les personnes non-binaires, pas juste les femmes.

Peut-être est-ce l’écrivaine en moi, mais j’adorais voir décortiquée l’éducation genrée et ses conséquences sur nos réflexions et actions.

L’ouvrage est séparé en différentes parties, chacune abordant une forme d’auto-défense différente. Lorsque je suis descendue à mon arrêt, j’avais dépassé le tiers, et, entre autres, les exercices conseillés pour entrainer son mental. J’en ai parlé toute la soirée à l’amie qui m’accueillait pour la nuit, et ai poursuivi ma lecture sur le trajet du retour.

C’est là que je me suis rendue compte d’un problème : c’était trop bien ! Je le dévorais, or, il fallait que je fasse des pauses pour pratiquer les exercices, et aussi pour que le texte rentre, que je m’en imprègne. Je me suis donc forcée à arrêter, à prendre un autre livre.

Pour être honnête, je n’ai pas trop fait mes exercices. Mais au moins, quand je me promenais seule la nuit, je me rappelais la distinction entre peur et angoisse, et ça m’a permis de supprimer cette dernière.

Un mois plus tard, il fallait quand même que je le rende, et j’ai lu la suite d’une traite. Elle est tout aussi passionnante, tout aussi utile. Je sais que je relirai Non, c’est Non

 

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