Carry On de Rainbow Rowell

femme en débardeur doré lisant Carry On de Rainbow Rowell, allongée sur un lit rouge avec des tomes de Harry Potter et un pyjama Harry Pottes à côté

J’avais lu le roman Fangirl, de Rainbow Rowell, quelques mois auparavant, qui raconte l’histoire de Cath, une jeune écrivaine de fanfictions Simon Snow. Alors que l’autrice va publier le huitième tome, Cath en rédige une version alternative intitulée Carry On. La série Simon Snow n’existe que dans Fangirl et non dans la réalité, mais elle fait référence à Harry Potter : Simon Snow, orphelin, découvre la magie et le Mage le conduit à l’école de magie qu’il dirige. Son coloc est Baz, l’unique héritier d’une famille d’aristocrates élitistes, qui devient son rival.

Dans Carry On, Baz et Simon tombent amoureux. En effet, de nombreuxses fans pensent qu’il y a beaucoup de sous-texte gay, même si l’autrice de Simon Snow le nie.

Je savais que Rainbow Rowell avait publié Carry On par la suite. Je n’avais pas aimé Fangirl au point de le chercher, mais lorsque je suis tombée dessus à la bibliothèque, je me suis dit « pourquoi pas ? ».

J’ai dû m’accrocher, car le début m’a semblé interminable : les premiers chapitres résument les sept tomes inexistants. Simon est un héros banal, et je n’attendais que l’arrivée de Baz ! J’ai trouvé le personnage d’Agathe insipide – même si certainces de ses réflexions m’ont paru très aromantiques, et que c’est le personnage que je comprends le mieux – en revanche Pénélope, la meilleure amie de Simon, est absolument géniale.

La romance entre Baz et Simon, que j’attendais avec tant d’impatience, ne m’a pas autant enthousiasmée que prévu. Je crois que ce qui me plait, c’est plutôt l’idée derrière cette romance : deux rivaux dans un univers à la Harry Potter. Mais je n’ai tout simplement pas compris ce qu’ils pouvaient se trouver – et certaines phrases « romantiques » du style C’est comme ça que je le veux. Sous ma coupe. ou encore Je te tiens maintenant. m’ont mise mal à l’aise. De plus, le traitement du suicide m’a paru maladroit.

La fin est sympathique et les retournements de situation sont à la fois bons en eux-mêmes, et excellents lorsqu’on les met en perspective avec la série Harry Potter. Malheureusement, Fangirl me les avait spoilé…

Ce que j’ai préféré dans ce roman a été de retourner dans l’univers Harry Potter, mais avec une histoire qui faisait écho à mon évolution. Je n’étais plus la petite fille naïve qui plaçait Dumbledore sur un piédestal et haïssait Drago sans réfléchir à son contexte familial. Dans Carry On, l’attitude de « Dumbledore » est critiquée, tout comme la vacuité de la romance entre Ginny et Harry – désolée pour les fans. Et bien sûr, la relation Baz/Simon est celle de Drago et Harry, et c’était agréable qu’un livre publié légitime toutes les fantaisies que j’ai pu entretenir à leur sujet.

Si ce roman m’est cher, c’est pour tout ce qu’il implique, et aussi parce qu’il a ravivé ma passion pour Harry Potter : suite à cette lecture, j’ai découvert plein de fanfictions, entre autres la chaîne Youtube The Mischief Managers dont la série S.Q.U.A.D. m’a fait pleurer de bonheur.

Ça me fait très plaisir que cette œuvre culte soit réutilisée par des personnes LGBTI+. Malgré ses défauts, je pense que Carry On parlera à beaucoup de fans !

[J’avais moins de recul la 1e fois que j’ai lu ce livre, et je n’ai pas perçu sa biphobie. Je n’ai pas le temps de reécrire toutes mes chroniques chaque fois que mon opinion évolue, mais voici un article qui détaille en quoi Carry On est biphobe.]

Avertissements : pensées suicidaires, tentative de suicide, biphobie

 

Une réflexion sur « Carry On de Rainbow Rowell »

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