For Ever

de Cindy Paul

personne en robe verte et veste brune décorée de fleurs lisant For Ever devant un étang

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de vous perdre sur internet ? Alors que je regardais beaucoup de vidéos des Mischief Managers, découverts suite à ma lecture de Carry On, j’ai regardé une collaboration entre cette chaîne et celle de WafflesWithSpain. Puis j’ai vu que cette seconde chaîne avaient fait une vidéo intitulée « nous avons écrit un livre de fantasy LGBT » et bien sûr, je ne sais pas résister au mot « livre » – et à « fantasy LGBT » non plus.

Dans cette vidéo, Cindy Paul et Renée Zonneveld ont présenté leur roman For Ever, et leur manière de parler du résumé m’a conquise. En effet, il s’agit de deux phrases extraites du livre, et beaucoup de personnes leur ont fait remarquer que ça ne donnait aucune idée de l’histoire… génial, non ? Moi, j’adore n’avoir aucune idée de l’histoire, et seulement savoir à quoi m’attendre en termes d’ambiance et de style.

J’ai commandé cette merveille illustrée, reliée, avec un marque-page intégré, sur un site dont voici le lien, car il est si mal référencé que je ne le trouve même pas en cherchant le titre et le nom de l’autrice… Je l’ai lu une fois rentrée chez moi pour le confinement.

Ça se passe dans un univers proche de celui des contes de Grimm, exactement celui que je comptais utiliser pour mon projet du Camp Nanowrimo. Après que le roi ait interdit de chasser, une jeune archère part en quête du trésor d’un dragon afin de ne pas mourir de faim… Rien qu’avec ces éléments, on a déjà une idée de l’univers, sans qu’il y ait besoin de longues descriptions.

La mise en page et le style étaient très particuliers, et ont nécessité un temps d’adaptation : ça fait un peu poème, ou ode, avec des sauts de ligne pour mettre les mots en valeur. J’ai trouvé ça très beau une fois que je m’y suis faite.

L’histoire est découpée en cinq parties, à chaque fois, on suit un personnage différent, et son aventure personnelle, mais ça fait aussi avancer l’histoire globale. Un peu comme un relai ! Le récit de Saga nous permet de découvrir l’univers. J’ai adoré le fait que même si elle est attirée par la princesse Ever, l’histoire ne tourne pas autour de la romance, mais autour de la relation entre Saga et le dragon.

On passe ensuite à Pip, la servante du prince Ask – que Saga détestait ! Ce qui donne un premier aperçu de la complexité du roman, qui aime jouer des différents points de vue pour nous montrer toutes les facettes d’un personnage. Pip est ma préférée, elle est adorable, drôle, et courageuse quand il le faut. C’est au cours de son aventure qu’a lieu l’élément perturbateur de l’histoire générale : il faut à présent refaire le rituel de légitimation du souverain, en lien avec l’Epée Royale.

La troisième histoire ne m’a pas emballée. Le style était très différent, j’avais du mal à comprendre ce qui se passait. Et en même temps, c’est l’histoire la plus intéressante : Keen arrive dans le royaume, et il est rejeté violemment car c’est un étranger. On découvre le royaume sous un autre jour, et on en apprend également plus sur le Peuple, puisque Keen s’attache à un membre du Peuple, lui aussi rejeté par les habitant·es du Royaume. J’ai aimé le flou autour du genre des personnages dans ce chapitre, puisque Keen comme Serene en font peu de cas. Contrairement à moi, ma mère a adoré l’ambiance poétique, l’univers et la douceur du personnage.

Comme elle m’avait moins passionnée, j’ai fait une pause après cette histoire, et j’ai repris le lendemain… pour découvrir qu’on suivait Worth, un des personnages qui s’était montré odieux envers Keen ! Et justement, c’est mon histoire préférée, qui amène le basculement tant espéré. Serene et Keen n’avaient pas protesté contre le racisme du royaume, préférant vivre leur relation à l’écart. Worth se retrouve confronté à ses préjugés par le prisonnier étranger qu’il garde, et, à eux deux, ils vont tout faire pour que l’intégralité du Royaume revoie ses idées préconçues. C’est l’histoire qui m’a le moins parlé – les personnages se détestent mais sont quand même attirés l’un par l’autre – mais je l’ai adorée.

Le dernier personnage, Ever, est celui qui m’a le moins convaincue. Sur le papier, son histoire est bien, mais je ne me suis juste pas attachée à elle… dommage. Et si le début était prometteur par son absence de romance, à la fin, il faut bien relever que tout le monde est en couple.

J’ai vraiment adoré ce roman, qui offre de multiples aventures et une histoire globale pour les relier, avec des personnages complexes qu’on découvre sous différentes facettes. Et puis, c’est l’ambiance des contes que j’aime tant !

TW : violences racistes

logo challenge imaginaire
Lu pour le Challenge de l’imaginaire

 

Une réflexion sur « For Ever »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *