Always Human

de Ari North

personne en robe verte lisant Always Human devant un lac

Cette BD en ligne faisait partie des livres à lire pour le club de lecture aro ace, et j’étais un peu sous pression car la date de réunion approchait et je n’avais lu que la moitié des livres.

J’espérais donc que lire ce comics ne me prendrait pas trop de temps, et j’ai eu peur en voyant qu’il y avait 75 chapitres ! Puis… j’ai découvert les dessins. Lumineux, colorés et doux… C’est un plaisir pour les yeux, j’avais envie de lire lentement, de savourer, de revenir en arrière sur mes préférés.

Ça se passe dans une Australie futuriste, où tout le monde peut utiliser des mods qui modifient le corps. Ils peuvent permettre de changer sa couleurs de cheveux, de peau, d’yeux, d’augmenter son endurance, d’acquérir des connaissances, – comme dans Matrix ! – de soigner des maladies…

La jeune Sunati, qui travaille dans un centre de création d’images virtuelles, croise tous les jours une jeune fille qui ne porte pas le moindre mod. Sunati est intriguée, puis de plus en plus fascinée et admirative, et finit par proposer à Austen de sortir avec elle.

Celle-ci a le « syndrôme d’Egan », qui l’empêche de porter le moindre mod. Elle a tendance à s’énerver vite, et elle est très méfiante quant aux intentions de Sunati ! Les deux jeunes femmes vont apprendre à se connaître, au gré de leurs journées, de leurs sorties, de leurs problèmes.

J’étais dubitative par rapport au départ du récit : Sunati est assez condescendante dans sa manière de trouver Austen courageuse et de la considérer comme une source d’inspiration, alors qu’Austen ne fait que vivre comme elle peut. Mais elle se remet en question, et c’est une personne très douce et altruiste. Leurs discussions au sujet des mods sont vraiment intéressantes !

J’ai beaucoup aimé le fait que leur relation soit imparfaite, mais qu’elles travaillent chaque problème jusqu’à ce que ça fonctionne. Il n’y a pas de drame profond qui les déchire, mais ce n’est pas non plus un long fleuve tranquille. Elles ont des problèmes de communication, parfois, Sunati essaie trop de protéger Austen, parfois, Austen se laisse entrainer par sa colère et son anxiété, et elles font de leur mieux pour s’accommoder.

Il y a aussi des conflits extérieurs, surtout dans le tome 2 : Austen qui n’arrive pas à trouver sa voie et qui est en difficulté scolaire car elle n’a pas de mods, Rae, la meilleure amie de Sunati qui déménage… Les relations sont très belles et mignonnes. Rae était d’ailleurs le personnage aro ace pour lequel nous lisions la bande-dessinée, et c’était bien présenté.

J’ai aussi adoré « Talking Teddy », le nounours de la communication. Lorsque Rae et Sunati ont besoin de parler de sujets difficiles, elles se construisent une forteresse de couvertures et celle qui parle tient une peluche dans ses bras. La personne qui ne tient pas la peluche n’a pas le droit de parler et doit l’écouter. C’est une façon très belle et mignonne de respecter l’autre, et ça m’a donné envie de faire ça avec mes ami·es.

Un des cadeaux de Sunati m’a aussi beaucoup parlé : elle offre à quelqu’un un livre avec une page pour chaque jour où elles seront séparées, et un message pour elle sur chaque page. C’est quelque chose que j’ai déjà fait, quoique sous une autre forme, et j’adore cette idée.

Des musiques de fond accompagnent chaque chapitre, elles sont douces et jolies, parfaites pour l’ambiance. J’adore le concept, malheureusement, la musique me déconcentre de ma lecture alors je les ai écoutées en décalé.

C’est une histoire de quotidien, mais dans un univers SF fascinant ! Les personnages évoluent beaucoup alors que leur relation se construit. Et les dessins sont magnifiques, j’en ai même imprimé plusieurs pour décorer ma chambre !

Avertissement : trouble du comportement alimentaire, grossophobie intériorisée, anxiété et dépression

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Lu pour le Challenge de l’imaginaire

 

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