Rock and Riot

de Chelsey Furedi

personne en tenue de danse rock rouge et noire lisant Rock and Riot devant un placard ouvert sur des vêtements arc-en-ciel

Comme je découvrais les BD indépendantes, un membre de mon club de lecture m’a conseillé de lire sur Tapas. Lorsque j’y suis allée, nous étions en juin, et comme le savent les commerciaux, juin, c’est le moment d’agir publiquement pour la cause LGBTQI+. En l’occurrence, Tapas proposais une sélection de BD queer, et, en bon mouton que je suis, j’ai commencé à lire les plus populaires – enfin, celles qui étaient accessibles gratuitement.

J’ai eu du mal à entrer dans Rock and Riot au début. C’est tellement coloré, mouvementé, dynamique ! Mais une fois réveillée, j’ai pu apprécier cette œuvre à sa juste valeur, l’humour constant, les personnages dynamiques et adorables…

Dans les années cinquante, deux gangs de lycéen·nes s’affrontent, les filles d’un côté, les garçons de l’autre. On ne peut pas tranquillement se morfondre dans son canapé en lisant ça : on vit, on vibre. Difficile de déterminer ce que je préfère, surtout parmi les personnages. Connie, l’héroïne, est tellement enthousiasmante… mais sa copine Carla est si chou… Mais Rolly , oh bon sang Rolly, qu’est-ce qu’elle est bien ! Mais comment ne pas mettre Ace comme personnage favori, alors qu’iel est si classe, drôle et choupi ? C’est son arrivée qui m’a conquise, lorsqu’on découvre le troisième gang – le gang non-binaire ! – « The Bandits », qui organise un trafic de bonnes notes. Les Bandits, justement ! Avec leur soutien constant, leur classe incroyable, comment ne pas vouloir leur faire plein de câlins ?

J’ai envie de vous parler de chaque planche, m’extasiant sur leur génialité, mais ce serait un peu long. La narration questionne les rôles de genre, la masculinité toxique… Tout est subtil, avec Rolly qui rejoint le gang des filles parce qu’elle n’était pas à sa place dans celui des garçons, Ace qui explique qu’aucun des deux gangs ne lui convient… Ahhh, c’est trop génial !

Si vous écrivez aussi, vous avez peut-être déjà éprouvé ce sentiment mitigé : vous avez une idée géniale, puis vous lisez une œuvre et dedans, il y a votre idée. Parfois, ça m’agace, mais ici, c’était autant une scène que je voulais écrire qu’une scène que je voulais lire. Vraiment, cette BD était faite pour moi.

J’étais triste que ça se finisse, et en même temps, l’histoire ne pouvait pas mieux se terminer. J’ai relu l’intégralité de ce comics plusieurs fois, il me fait toujours autant rire, et la fin me remplit de motivation. Je veux des posters des derniers dessins ! Les personnages sont magnifiques, tellement attachants, et même si c’est léger et drôle, c’est militant !

J’ai réussi à acheter la version papier du tome 1, mais le reste est en rupture de stock… j’ai alors mis au point deux stratégies pour me procurer la suite en papier :

  • Faire lire cette BD à une centaine de personnes qui voudrait l’acheter, en espérant convaincre ainsi Chelsey Furedi qu’une réimpression valait le coup – cette stratégie est en cours de progression, j’ai notamment lu côte à côte avec une personne que j’adore pour lui traduire.
  • Traduire en français, et proposer à Chelsey Furedi d’éditer la version française. Cette deuxième stratégie me plait beaucoup parce que j’aimerais que toustes mes ami·es puissent lire cette œuvre, mais je manque de temps…

Bref, dans le cadre de ma stratégie numéro 1, je vous encourage vivement à aller lire cette BD géniale !

TW : racisme, transphobie, sexisme et homophobie

 

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