La Sirène aux Ecailles d’Or d’Isabelle Lesteplume

personne dans un étang lisant La Sirène aux Ecailles d’Or d’Isabelle Lesteplume

Les commentaires d’Isabelle Lesteplume sur ma chronique de Contes des Royaumes Oubliés m’avaient donné très envie de lire La Sirène aux Ecailles d’Or, le troisième tome – indépendant – de cette série. C’est une réécriture de La Petite Sirène, avec un trouple m/m/m entre le Prince, la Sirène, et le Magicien.

Et… j’ai totalement manqué la parution ! Ce n’est que six mois plus tard que j’ai vu qu’il était sorti, et je me le suis procuré.

Comme on alterne entre trois points de vue, il faut un peu de temps pour apprendre à connaître et apprécier les personnages. Erël, Prince Sirène, est prisonnier du joug de sa mère maltraitante, qui le considère comme faible, lâche et stupide. C’est une façade qu’il s’est appliqué à cultiver pour qu’on le laisse tranquille, mais lorsqu’il sauve le Prince Caleb de la noyade, il est contraint de fuir.

Il va trouver Abysse, un Magicien aux écailles d’or. Celui-ci, rejeté par la société en raison de sa magie, se réfugie derrière une carapace de cruauté. C’est un personnage d’un abord un peu difficile, mais que j’ai adoré découvrir, surtout lorsqu’il commence à s’interroger sur ses actions… et à être torturé par la culpabilité ! En effet, irrité par ce qu’il perçoit comme de la naïveté et de l’idéalisme chez Erël, il lui prend sa voix en échange d’une apparence humaine et lui donne un ultimatum pour embrasser le Prince Caleb. Cette réécriture s’inspire donc davantage du Disney que du conte d’Andersen !

Caleb, qu’Erël rejoint donc, est un personnage que j’ai trouvé irritant par son irresponsabilité. Je comprends sa situation, mais son attitude me hérissait le poil ! Peut-être parce qu’elle est aux antipodes de la mienne… Erël, lui, a beaucoup de facettes attachantes : il est intelligent, doué pour se rendre insignifiant, il a de nombreuses peurs, et beaucoup de détermination pour les surmonter. Ses passages étaient toujours remplis d’émotions !

Heureusement pour mon appréciation de leur relation, Abysse décide de jouer les trouble-fêtes et se fait passer pour le sauveur de Caleb. La détresse d’Erël était touchante, tout comme la manière dont Abysse et lui apprennent à s’apprécier.

En plus, un double mystère pointe son nez : Caleb enquête sur le passé des Sirènes, et des pirates du ciel attaquent l’île pour dérober ses ressources technologiques. Vers le tiers, alors que j’avais prévu de me coucher, je me disais « allez, encore un chapitre », et à la moitié, malgré l’heure tardive, ce n’était plus possible de lâcher le roman.

couverture de La Sirène aux Ecailles d’Or d’Isabelle Lesteplume

La fin de La Sirène aux Ecailles d’Or était un peu précipitée, mais il fallait que je dorme, alors ce n’était pas trop grave. Rétrospectivement, j’aurais aimé que la révélation finale ait plus d’impact : c’est ce qu’on attend depuis le début. On passe du choc à l’acceptation en quelques pages à peine, avec peu de discussions. C’est parce que d’autres drames ont lieu en parallèle, mais il y aurait pu y avoir un petit moment entre les personnages après…

La relation principale est mignonne… oui, je parle bien d’une unique relation entre les trois personnages : contrairement à mon expérience ou au témoignage dans De Polyamour et d’Eau Fraiche, ce trouple est une relation à trois, et non trois relations à deux ainsi qu’une relation à trois. Même si je n’ai pas pu m’identifier à un lien aussi évident, fusionnel et indistinct, je les ai trouvés très mignons ensemble.

La Sirène aux Ecailles d’Or était une lecture prenante, et j’espère qu’il y aura d’autres tomes de cette série…

Avertissements : relation familiale abusive, morts et violence générale

 

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