Les oiseaux du temps d’Amal El-Mohtar & Max Gladstone

personne en chemise rose et pantalon violet lisant Les Oiseaux du Temps d’Amal El-Mohtar & Max Gladstone dans un sentier d'arbres et de fougères

J’avais entendu parler de Les Oiseaux du Temps d’Amal El-Mohtar & Max Gladstone sur Twitter, et je dois avouer que ni la couverture – simpliste et dont les couleurs se marient mal – ni le synopsis, ni le titre banal ne me tentaient – « Le machin de machin », c’est vraiment basique comme titre… Le Visage de l’Ombre, La Main de l’Empereur, je pourrais en citer des centaines ! Je ne suis pas non plus très fan de SF, ni de romans épistolaires, alors un mélange des deux ? Très peu pour moi.

Puis j’ai découvert qu’il s’agissait de la traduction de This is How you Lose the Time War, un titre bien plus classe, et que c’était une romance entre ennemies, ce qui est pour le coup mon type de romances préféré ! L’ami·e qui me l’a conseillé a ajouté que c’était très poétique, et que la cohérence des voyages temporels n’avait aucune importance : le focus est plus émotionnel que scénaristique. Tant mieux, car je déteste m’arracher les cheveux sur des incohérences qui se veulent logiques !

En commençant ma lecture, j’ai constaté que Les Oiseaux du Temps n’est pas totalement un roman épistolaire : on a un chapitre du point de vue de Rouge, qui se termine sur sa découverte d’une missive de Bleu, la lettre en question, puis un chapitre du point de vue de Bleu, qui découvre la réponse de Rouge, et ainsi de suite. Elles travaillent pour des organisations ennemies qui les envoient dans le passé et le futur modifier des évènements, afin d’atteindre le futur que chaque organisation souhaite.

Le livre a beau être court, j’ai mis plusieurs jours à le lire, car bien qu’on soit au milieu d’une guerre temporelle, le rythme est plutôt lent. On se concentre vraiment sur les émotions de Rouge et Bleu, qui se rapprochent et tombent amoureuses au fil de leurs échanges. C’est poétique et beau, et pas le genre d’histoire que je lis rapidement.

couverture de This is how you lose the time warcouverture de Les Oiseaux du Temps d’Amal El-Mohtar & Max Gladstone

J’avais peur que la traduction soit mauvaise – entre le titre et le résumé qui parle de Rouge et Bleu au masculin alors que les deux utilisent le féminin, ça commençait mal – mais au contraire, j’ai trouvé ce roman très bien traduit. Les lettres que Rouge et Bleu s’envoient sont parsemées de jeux de mots n’ayant pas d’équivalent anglais, et j’imagine que l’original en avait qui étaient intraduisibles en Français… le style poétique a été conservé, les jeux de mots aussi, sous une autre forme.

La fin était bien amenée, ce n’est pas un plot twist à proprement parler, mais plutôt, que des éléments qui m’avaient intriguée tout au long de l’histoire prennent enfin sens – et je l’ai vu venir un peu à l’avance, ce qui est toujours satisfaisant. Les Oiseaux du Temps n’est pas une lecture qui m’a bouleversée, ou qui me laissera un impact durable – c’est trop court, et quelque part, trop doux et poétique pour moi – mais vraiment, j’ai passé un bon moment avec cette lecture inhabituelle.

Avertissements : morts, blessures

 

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