Une Autobiographie Transsexuelle (avec des Vampires)

de Lizzie Crowdagger

personne en t-shirt pirate queer et parka rouge lisant Une autobiographie transssexuelle devant un mur tagué qui explose

Ça faisait quelques semaines que je lisais des romans sombres. Ils étaient bien, mais ce n’étaient pas des coups de cœur que j’avais envie de présenter dans des articles dédiés : je préférais les garder pour des bilans de challenge. Je commençais à m’inquiéter : je n’avais plus qu’un mois de chroniques « coup de cœur » planifiées d’avance !

Puis je me suis rappelée que j’avais emprunté Une Autobiographie Transsexuelle (avec des Vampires) de Lizzie Crowdagger. Je n’ai lu que deux histoires de cette autrice (chroniquées ici et ici), mais je la considère comme une valeur sûre. Sa présentation et son style m’enthousiasment !

J’avais choisi un super marque-page pour cette lecture… sauf que je n’en ai pas eu besoin : j’ai lu ce livre sans la moindre pause. Certes, il est court, mais il est surtout vraiment génial. On retrouve ce mélange de badasserie et de je-m’en-foutisme que j’avais adoré dans ses autres œuvres, allié à un scénario plein d’action et de rebondissements. Et jamais vide de messages politiques !

Cassandra est une femme trans qui, en se procurant des hormones, rencontre un gang – pardon : une association respectable – de lesbiennes… et dont plusieurs membres sont des vampires ou des loups-garous. Même si elle se prétend sage et craintive, Cassandra va vite se mêler avec enthousiasme à leurs bastons contre un groupe de loups-garous, des comploteurs lesbophobes et autres adversaires. Il y a des combats dans presque tous les chapitres, et je savais que les héroïnes allaient gagner : on n’a pas peur pour les personnages, mais on s’enthousiasme de les voir défoncer des méchants. C’est la version lesbienne d’un blockbuster d’action avec des explosions partout !

La présence des vampires et des loups-garous permettent des parallèles entre leur situation et celles des personnes trans, et les discussions autour de ces thèmes ont souvent un double sens. Par exemple, un groupe d’humains déteste les vampires parce qu’elles seraient anti-humains… et déteste les lesbiennes parce qu’elles seraient anti-mecs.

Il y a aussi plusieurs discussions sur le vocabulaire et les mots nouveaux, puisque la narratrice se définit comme transsexuelle alors que c’est globalement considéré comme une insulte.

J’ai été marquée par la quasi constance des commentaires et actions transphobes. Je suis cis et je ne me rends donc pas forcément compte de tous les regards de travers et remarques, mais quelques ami·es m’ont parlé de la transphobie quotidienne qu’iels subissent. Tous les jours. Plusieurs fois par jour. Et c’est pareil pour Cassandra, même si elle a une petite amie vampire prête à tuer celleux qui l’agressent.

Je ne suis pas vraiment une biker en blouson de cuir – mon quotidien, c’est plus thé et lecture – en revanche, j’adore les films d’action, les romans fantastiques ! Et ça me frustre que pour trouver des personnages qui me ressemblent, je dois lire des romans contemporains, de quotidien. Y en a qui sont très bien, mais ça n’a pas la même saveur qu’un livre où les personnages affrontent des dragons !

Les romans de Lizzie Crowdagger répondent parfaitement à mon besoin de magie, de bagarres et d’aventure. Ce livre ne se prend pas très au sérieux dans sa recherche d’épique, avec une violence glorifiée et peu réaliste, et c’est justement ça qui est fun. Bref, j’avais raison, c’est un coup de cœur, et j’ai hâte de retrouver les personnages dans son autre roman La Sorcellerie est un Sport du Combat.

TW : transphobie

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Lu pour le Challenge de l’imaginaire

3 réflexions sur « Une Autobiographie Transsexuelle (avec des Vampires) »

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